turismo responsable

“Prenez seulement des photographies, ne laissez que la trace de vos pas”, le voyageur sans empreinte

La liste des motivations poussant les voyageurs à choisir un hôtel (ou une destination) en particulier ou un autre est plus qu’évidente. Sur le front de mer, une bonne offre gastronomique, un site privilégié de la ville, de bons commentaires sur Booking ou TripAdvisor, un bon rapport qualité-prix… Ce top ten ne comprend pas le contrôle de l’empreinte carbone de l’établissement, son programme d’économies d’énergie, sa politique d’intégration sociale ou son engagement solidaire. Tout cela n’est pas compris, mais il devrait l’être.

Les temps changent, nous ne parlons plus de tourisme sans évoquer la durabilité au sein de l’innovation touristique, mais comme toujours, au centre de la stratégie, on retrouve le touriste ou voyageur, que les hôtels s’arrachent. Quelle est la part de l’hôtellerie dans la prise de conscience écologique ? Quelle importance a l’empreinte carbone dans tout cela ? Le nouveau voyageur doit profiter au maximum de sa destination, de son hôtel, de ses plages, de ses plats typiques, de ses sites naturels, etc. Mais quand il s’en va, la seule trace qu’il devrait laisser est celle de ses traces de pas sur le sable. Nous parlons du voyageur sans trace, de la trace zéro.

Nous parlons du voyageur sans trace, de la trace zéro

Nous parlons du voyageur sans trace, de la trace zéro

Pour pouvoir réfléchir et prendre vraiment conscience de ce que signifie le passage du touriste dans chaque destination et de son impact sur l’environnement, il est capital de savoir clairement définir cet impact, c’est-à-dire, l’empreinte écologique. Dans ce sens et en étant un peu plus précis, on parle d’empreinte carbone, qui est l’outil employé pour évaluer le volume de gaz à effet de serre rejeté dans l’atmosphère. Dans le cadre de la responsabilité que partage la société en matière de protection de l’environnement, cet indicateur est un outil de gestion pour respecter la législation dans ce domaine et réduire les impacts négatifs entraînés par le changement climatique.

De nombreuses zones touristiques seront grandement affectées à très court terme (certaines le sont déjà) par cette transformation continue de notre climatologie. L’augmentation des températures et le manque d’eau seront des facteurs décisifs pour les destinations de soleil et de plage, tout comme le manque de neige pour les destinations de montagne. Plus on limitera donc cet effet, mieux ce sera pour les destinations touristiques qui doivent lutter contre ce phénomène.

Nous devons réduire l'impact du changement climatique

Nous devons réduire l’impact du changement climatique

En 2013 déjà, les célèbres prix internationaux de tourisme écologiquement responsable «Turism for Tomorrow» ont mis particulièrement l’accent sur les études réalisées sur le changement climatique. Lors de cette édition, cinq conclusions principales ont été retirées, les hébergements touristiques doivent suivre ces dernières, qui reposent sur la réduction constante de l’empreinte carbone, l’utilisation d’énergies renouvelables, les économies d’eau et le tri des déchets, les investissements en matière d’infrastructures plus durables et la prise de conscience du client.

Un exemple de ce type de pratiques est actuellement mené par la chaîne d’hôtels Fuerte Hoteles. Parmi d’autres actions, la société mesure mensuellement l’empreinte carbone de chacun de ses établissements et elle signale que pendant l’année 2013, sur ses presque 500 000 clients hébergés pendant cette période, les émissions de CO2 dans l’atmosphère dans les sept hôtels possédés par le groupe ont représenté 10,42 kg/CO2 par séjour, 11,02 % de moins que la donnée moyenne pour l’année 2012, quand ce chiffre a atteint 11,71 kg CO2/client, grâce à l’application de nouvelles mesures d’économies d’énergie. Vous retrouvez plus d’exemples de mesures ici.

Mémoire RSC

Mémoire RSC

Mais les touristes sont l’un des éléments clefs pour obtenir une trace zéro dans les destinations de vacances. En Europe, la nécessité d’organiser ses déplacements et son hébergement de manière responsable est de plus en plus répondue chez les voyageurs. Selon l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme génère 5 % des émissions mondiales de CO2, voilà pourquoi il est important de réduire ce chiffre. La somme de toutes les actions des habitants du globe est ce qui fait que les nouvelles et les études sur le changement climatique soient chaque jour plus préoccupantes.

Il est certain que nous éprouvons de difficultés à changer nos modes de vie quotidiens ou notre façon de passer nos vacances, mais, parfois, de petits ajustements de nos comportements donnent lieu à de grandes avancées. Au lieu de prendre la voiture chaque fois qu’il souhaite profiter d’un site de la destination qu’il visite, si un touriste utilise les transports en commun ou le vélo, il contribuera à réduire les gaz à effets de serre. Il en sera de même s’il décide que, durant son séjour, on ne lui changera pas les draps chaque jour, pour ainsi économiser l’eau de la lessive. Ces détails et d’autres permettent que notre passage dans un endroit laisse le moindre impact possible.

Utiliser les transports en commun ou le vélo

Utiliser les transports en commun ou le vélo

Nous devons prendre conscience chaque jour de l’importance qu’a cette empreinte écologique ou empreinte carbone et essayer de réduire au minimum cette marque que nous laissons dans les destinations visitées en tant que touristes. Le voyageur est aussi de plus en plus exigeant vis-à-vis de ce genre de responsabilités par rapport aux hébergements qu’il choisit pour ses séjours, ce qui rend aussi le secteur chaque jour plus concurrentiel au moment de proposer ce genre d’actions pour améliorer le cadre naturel. Un objectif commun que nous pouvons atteindre ensemble.

L’impact du tourisme sur l’environnement est égal au nombre de vacanciers multiplié par leur empreinte écologique. Comme il semble peu faisable que le nombre de vacanciers diminue (car on voyage toujours plus), il faut réduire l’empreinte écologique de chaque touriste pour ne pas prendre de la planète plus qu’il nous revient.

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